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Que
Faire – numéro 8 – mai/juillet 2008
La stratégie des
révolutionnaires
dans les entreprises des « années 68 »
Fanny Gallot
La
période des « années
68 »
s'ouvre sur mai 68
et plus particulièrement sur les accords de Grenelle,
vécus comme une trahison par une frange importante de
grévistes. Les luttes ouvrières sont permanentes et les
façons traditionnelles de les mener sont remises en cause par
de plus en plus d'ouvriers et d'ouvrières qui réclament
davantage de démocratie dans l'organisation de la grève
et des actions plus radicales (séquestrations de la direction,
occupation de l'usine jusqu'à satisfaction des
revendications). Au fond, cette période est marquée par
une disjonction croissante entre les ouvriers et les ouvrières
et le mouvement ouvrier traditionnel.
En
effet, le PCF recule dans les entreprises et la CGT comme la
CFDT se trouvent souvent poussés par la pression d'une
nouvelle génération d'ouvriers combatifs qui prend
l'initiative des grèves. Cette nouvelle classe ouvrière
voit par ailleurs émerger de nouveaux acteurs que sont les
femmes, les OS,
les immigrés qui sont souvent surexploités et
marginalisés et dont les revendications sont spécifiques.
Les
organisations d'extrême gauche sortent de la marginalité
dans la foulée du mouvement de mai-juin. Dans la période,
elles jouent un rôle essentiel et de plus en plus audible dans
la dénonciation des directions syndicales, de la politique du
PCF, ainsi que dans la promotion des comités de grève
et de l'auto-organisation. Les jeunes ouvriers sont sensibles
aux discours de l'extrême gauche mais restent en retrait des
organisations qui leur paraissent trop liées au milieu
étudiant. En effet, les organisations révolutionnaires
sont souvent majoritairement composées de jeunes scolarisés.
Par exemple, en 1969, ils représentent 70 % de la LC.
Les ouvriers restent minoritaires dans les organisations alors
qu'ils sont déterminants dans la stratégie des
révolutionnaires. Chacune des organisations répond
différemment à cette contradiction et développe
une orientation politique particulière dont les
implications concrètes varient.
Le mouvement de Mai-juin 68
Un peu
partout dans les entreprises, l'initiative des grèves de
mai-juin 68 revient aux jeunes. Par exemple, à Renault
Cléon,
c'est suite à un petit débrayage d'initiative syndicale
que les ouvriers n'ont pas repris le travail et ont contraint les
organisations syndicales à les suivre si elles ne voulaient
pas se trouver en retrait.
Dès
le début
de la grève à Renault Cléon, les étudiants
de Rouen alors en grève se déclarent en solidarité
avec les ouvriers de Renault Cléon. Des liens se nouent
progressivement malgré l'hostilité des
responsables syndicaux. Au moment de la reprise du travail, l'écart
entre les revendications, les espoirs soulevés par le
mouvement de mai-juin 68 et les résultats facilitent la
jonction avec la mouvance révolutionnaire. Les groupes de
jeunes ouvriers combatifs constitués au moment du mouvement de
mai-juin 68 sont les moteurs des luttes qui émailleront les
années 70 et favorisent l'implantation de l'extrême
gauche dans les entreprises.
En
juin, douze organisations d'extrême gauche sont dissoutes
dont la JCR, l'OCI, VO, l'UJC(ml) et le PCMLF.
Les militants entrent alors dans la clandestinité avant
de réapparaître publiquement sous un autre nom quelques
mois plus tard. La lutte contre les « gauchistes »
est alors à son comble tant de la part du gouvernement que de
la CGT et du PCF. La CFDT est moins hostile aux militants d'extrême
gauche. Quoi qu'il en soit. le mouvement de mai-juin 68 a permis de
libérer un espace pour les révolutionnaires. Tout en
restant minoritaires, ils jouent dorénavant un rôle non
négligeable dans les usines dans lesquelles ils sont
implantés. Leur présence modifie le champ politique de
l'usine. En permanence, les syndicats et le PCF doivent désormais
se définir par rapport à une gauche qui les talonne,
qui les pousse à aller plus loin dans les revendications comme
dans les actions, qui les critique voire qui tente de les
discréditer.
Les entreprises, une
intervention prioritaire
L'intervention
dans
les entreprises est centrale pour les organisations d'extrême
gauche. Pour LO, cela a toujours été le cas ; pour la
LC et les maoïstes, cela devient d'autant plus crucial que les
organisations analysent la période comme potentiellement
révolutionnaire. Les militants d'extrême gauche sont
convaincus de la « centralité de la classe
ouvrière ». En effet, parce que la classe ouvrière
est nombreuse, qu'elle est concentrée dans des centres urbains
ou de grandes entreprises, qu'elle produit les richesses de la
société et qu'elle les produit collectivement, la
classe ouvrière est la seule capable d'emmener les autres
couches de la société vers la révolution.
Ils
sont également convaincus qu'il faut tendre vers un parti
ouvrier révolutionnaire, car seule son organisation peut
permettre à la classe ouvrière d'accomplir sa tâche
historique. Pour cela, il est nécessaire de recruter des
ouvriers « Pour qu'il existe un parti
révolutionnaire, il faut qu'il existe aussi des milliers
d'ouvriers révolutionnaires qui en constituent le noyau
essentiel ».
Une fois organisés, ces ouvriers deviendront des
« cadres »
de la classe ouvrière, ce qui signifie qu'ils seront capables
de la diriger et de l'entraîner vers la révolution. En
effet, il ne s'agit pas seulement de recruter un à un des
ouvriers, les révolutionnaires doivent aussi être à
l'initiative de luttes pour plusieurs raisons. Tout d'abord, parce
qu'il n'est pas possible de se laisser imposer l'augmentation des
cadences, le chômage technique, etc., sans réagir :
ce qui permet de gagner de nouveaux acquis ou d'empêcher la
dégradation des conditions de travail, par exemple, c'est le
rapport de forces qui existe dans l'entreprise. Ensuite, c'est une
façon de montrer aux ouvriers qu'il ne faut pas attendre que
les organisations syndicales appellent à des débrayages.
D'une part parce qu'elles n'y appellent que si elles sentent que cela
correspond à une combativité. D'autre part, parce que,
pour les révolutionnaires. c'est une façon de prouver
aux ouvriers et aux organisations syndicales qu'il existe
potentiellement une direction alternative. Enfin, une victoire
obtenue par la lutte renforce la confiance dans ses propres forces.
C'est faire la démonstration que collectivement, on est plus
fort et que l'on peut gagner.
Pour
mettre en
pratique cette orientation, l'enjeu est l'implantation des
révolutionnaires dans les entreprises qui elle est alors en
deçà des nécessités, quelle que soit
l'analyse que les organisations font de la période.
Quelle classe ouvrière ?
Il
s'agit alors, plus que jamais, d'être implanté dans la
classe ouvrière. Pour ce faire, les organisations d'extrême
gauche ont des stratégies différentes liées à
des conceptions différentes de la classe ouvrière. En
effet, la conception maoïste de la classe ouvrière est
très différente de celle des trotskystes. Les premiers
considèrent que les aspirations révolutionnaires sont
présentes dans la classe ouvrière. « Les
idées justes » étant « dans les
masses », le rôle des révolutionnaires
n'était pas tant de réveiller la classe que de lui
faire prendre conscience de ses propres aspirations.
Dans la conception trotskyste, la classe ouvrière n'est pas
spontanément révolutionnaire. Elle est spontanément
trade- unioniste
dans la mesure où elle se bat pour de meilleures conditions de
travail, des augmentations de salaires sans nécessairement que
des syndicats soient à l'origine du mouvement revendicatif.
Elle n'est pas spontanément révolutionnaire, ce qui
signifie que sans intervention extérieure, elle ne peut
comprendre globalement le système et savoir comment le
changer. Le rapport des trotskystes à la classe ouvrière
est donc bien différent de celui des maoïstes. Ces
derniers sont plus dans l'écoute de la classe ouvrière,
comme s'ils avaient des choses à apprendre d'elle,
même s'il faut aider les ouvriers à les formuler et les
débarrasser de leurs illusions sur les organisations
syndicales. De leur côté, les trotskystes cherchent à
apporter des idées, une compréhension du monde, la
conscience de la nécessité de la révolution à
cette classe ouvrière qui ne perçoit pas tout. Nous
n'évoquons pas ici l'exemple de l'OCI dont nous savons que le
recrutement reste essentiellement étudiant malgré la
présence d'ouvriers ça et là.
LO, la « tendance
prolétarienne »
Dans
sa brochure LO et le mouvement trotskyste,
LO explique tandis qu'elle évoque rapidement l'histoire de son
courant que « parce que Voix Ouvrière
était un tout petit groupe, elle estimait qu'il fallait
consacrer toutes ses forces à s'implanter dans la classe
ouvrière et uniquement à cela ».
Par ailleurs, c'est aux « travailleurs
du rang »
qu'il est nécessaire de s'adresser. Dans le travail ouvrier de
LO, c'est un axe central. Ce n'est pas prioritairement en direction
des ouvriers déjà organisés dans les syndicats
qu'il est question d'intervenir : ce travail doit être
« subordonné au travail dans la masse de
la classe ouvrière ».
Enfin, pour gagner la confiance de la classe ouvrière, elle
souhaite se démarquer de l'image du gauchiste « chevelu
et fumeur de joint ».
Finalement, LO est l'organisation trotskyste la plus implantée
dans les entreprises dans cette décennie.
Du
point de vue de la LCR, cette stratégie de LO pour
construire le parti révolutionnaire consisterait en une
accumulation linéaire de militants ouvriers. Cela revient
à considérer que LO n'intègre pas les
évolutions de la société dans son orientation
politique et continue son chemin quoi qu'il arrive. La brochure,
Lutte ouvrière ou la « tendance
prolétarienne »
recense les principales critiques de la LCR à l'égard
de l'intervention ouvrière de LO. L'auteur y dénonce
alors ce qu'il appelle l'ouvriérisme.
La LC puis LCR, une élaboration
permanente
De son
côté, la LC élabore une stratégie en
direction de la classe ouvrière adaptée à
son implantation essentiellement étudiante, c'est-à-dire
qui s'efforce de tirer le meilleur parti de sa capacité de
mobilisation acquise dans la jeunesse scolarisée. Dans la
foulée de mai 1968, la LC a recruté de nombreux
étudiants et lycéens. En revanche, elle reste peu
implantée dans la classe ouvrière. Finalement, c'est
une stratégie baptisée la Dialectique des Secteurs
d'lntervention (DSI) qui sera adoptée : « La
tâche essentielle des militants révolutionnaires
est aujourd'hui sur l'acquis et sur la base de leur implantation dans
des secteurs importants de la jeunesse scolarisée
lycéenne et étudiante - et à partir des forces
et de l'audience que leur a values l'animation de luttes de masses -
anti-impérialistes, anti-capitalistes - d'organiser, d'éduquer
l'avant-garde ouvrière, de lui permettre d'apparaître,
de se lier à la classe ouvrière dans son ensemble au
travers de chacune de ses manifestations, de ses luttes
quotidiennes. ».
Il ne s'agit donc pas de s'implanter dans la classe ouvrière
directement, il s'agit plutôt de la mettre en
mouvement en partant de là où sont implantés
l'essentiel des militants, c'est-à-dire dans la
« périphérie ».
Assez
vite, la LC réévalue son orientation et prend
conscience des limites de la DSI. Lors du premier congrès de
la LCR, en décembre 1974, les militants adoptent une nouvelle
orientation : « la dialectique
dite de la
périphérie vers le centre visant à s 'appuyer
sur les secteurs lycéen, étudiant et enseignant à
la fois pour les apparitions centrales et l'accumulation primitive de
forces au sein des entreprises est dépassée aujourd'hui
à l'échelle nationale ».
Cette stratégie fait place à une stratégie plus
« classique », qui met véritablement au
centre le travail ouvrier. La LCR évoque alors l'existence
d'une Avant-Garde Ouvrière Large qu'elle définit comme
« une couche de travailleurs qui, à
partir des luttes, acquiert la conscience de la nécessité
de s'organiser de manière collective et durable et qui est à
l'origine des ripostes aux attaques patronales. Ce sont des
travailleurs qui sont capables de déclenche, de stimuler et
d'orienter les luttes des larges masses.
[...] [Ils] peuvent être amenés
[...] à s'opposer à un ou des aspects de la
politique des réformistes, et de là, à acquérir
une défiance vis-à-vis des appareils bureaucratiques et
de leur politique. »
Finalement, cette AGOL correspond aux jeunes ouvriers combatifs à
l'initiative des grèves depuis le mouvement de Mai-juin 68.
L'enjeu est donc la conquête, le recrutement de cette AGOL.
Pour autant, intégrer des ouvriers à une organisation
essentiellement composée d'étudiants soulève des
questions quant au mode de vie que l'organisation impose, même
inconsciemment.
Dans
sa brochure LO dans le mouvement trotskyste,
la principale critique de LO à l'égard de
l'intervention ouvrière de la LCR est qu'elle n'intervient
qu'en direction du mouvement ouvrier organisé, c'est-à-dire
essentiellement syndical, tandis qu'il s'agit selon LO de s'adresser
à tous les travailleurs.
Les « tournants
ouvriers »
de la LCR et l' « établissement »
maoïste
A
deux reprises, en
1974 et en 1979, la LCR opère ce qu'elle appelle des
«tournants ouvriers ». En plus de la préoccupation
permanente du recrutement dans la classe ouvrière, il s'agit
aussi d'encourager des militants de l'organisation en recherche
d'emploi ou encore étudiants à s'embaucher, de
préférence dans des « bastions ouvriers ».
La LCR appelle ainsi les entreprises qui présentent à
la fois une certaine importance stratégique, des conditions
concrètes de radicalisation, une vie politique et syndicale
avec un rapport de forces favorable au mouvement ouvrier. Les
résultats du premier tournant ouvrier sont peu significatifs.
Ce n'est pas le cas du second qui entraîne plusieurs centaines
de militants dans les entreprises.
Du
côté des maoïstes, c'est dès 1967 que des
étudiants ont commencé à s'établir dans
des entreprises. Cette décision est le produit d'une analyse
de la période qui met en avant l'existence d'un noyau
d'ouvriers radicalisés, en insistant plus particulièrement
sur le rôle des OS et des immigrés. Ils parviennent
souvent à nouer des rapports de confiance avec les ouvriers
mais ils restent éphémères. En effet, souvent
embauchés avec des contrats provisoires, ils se font
rapidement licencier car ils sont trop activistes et très
rapidement repérés sans avoir réussi à
construire un collectif ouvrier militant.
Au
total, deux à
trois milliers de militants, dont 30 % de filles, se sont
établis entre 1967 et la fin des années 70.
L'établissement des trotskystes, même s'il a été
beaucoup moins important que chez les maoïstes, a souvent été
plus durable. En effet, comme le soulève Marnix Dressen, les
établis maoïstes sacralisaient la classe ouvrière.
Alain Geismar, porte parole de l'ex-GP, déclare à
son procès : « Les ouvriers sont nos
maîtres ». Souvent, après quelques mois
d'établissement, il semble que les maoïstes soient déçus,
désillusionnés, ce qui n'est pas le cas des trotskystes
qui ont une vision plus nuancée de la classe ouvrière.
L'intervention syndicale dans
une décennie
d'« insubordination ouvrière »
A
partir de 1969,
la GP s'attache à construire une organisation ouvrière
sans et contre les syndicats, ce qui se traduit dans les usines par
un anti-syndicalisme assez systématique même si
progressivement, certains militants maoïstes évoluent. Ce
n'est pas le cas des organisations trotskystes dont les militants
d'entreprise adhèrent aux syndicats même s'ils ne
les ménagent pas, critiquant leur bureaucratisation, leurs
trahisons etc. Les années post-68 sont marquées par une
hostilité importante de la CGT et du PCF à l'égard
des révolutionnaires. Ils sont alors souvent empêcher
d'adhérer à la CGT ou de devenir délégué
du personnel pour la CGT. Les trotskystes ont alors le choix entre
construire un rapport de force fondé sur la confiance dans
l'entreprise pour contraindre la CGT
ou s'organiser à la CFDT.
C'est
au moment des
grèves, nombreuses dans cette décennie
« d'insubordination ouvrière »,
que les stratégies des révolutionnaires et des
syndicats s'opposent le plus frontalement. Les trotskystes se
battent alors pour une gestion démocratique de la grève,
ce qui implique des assemblées générales
décisionnelles où se tiennent de véritables
débats
et des comités de grève élus qui ne soient pas
le regroupement des organisations syndicales. La seconde
bataille centrale des révolutionnaires dans cette décennie
est la généralisation des grèves. En effet, les
grèves sont nombreuses, un peu partout en France, et certaines
sont longues avec occupation voire relance de la production. Il
s'agit selon les révolutionnaires de tendre à unifier
l'ensemble de ces luttes. Cette stratégie va
systématiquement à l'encontre de celle des
organisations syndicales qui cherchent à contrôler tout
mouvement et pour cela, freinent toute généralisation.
Apprendre de nos expériences
Le
mouvement de
mai-juin 68 est donc un catalyseur dans l'implantation de l'extrême
gauche dans les entreprises. La période ouverte est
potentiellement révolutionnaire pour certaines organisations.
Il s'agit alors de se mettre en ordre de bataille et d'être
là ou l'économie peut être bloquée tout en
étant principalement composés de jeunes
scolarisés. La contradiction est immense compte tenu de
l'urgence de la situation, de l'écho croissant des
révolutionnaires, du discrédit progressif et nuancé
des organisations traditionnelles du mouvement ouvrier, des
grèves nombreuses qui posent la question de quelle société
construire pour une frange importante de jeunes ouvriers.
Pour
autant, les
diverses stratégies se placent dans des temporalités
différentes allant de « tout, tout de suite,
maintenant » pour les maoïstes, à
continuons à « enfiler notre collier de perle »23
pour LO, en passant par des réflexions très théoriques
de la part de la LC puis de la LCR qui n'ont que peu d'impact dans la
pratique quotidienne des militants de la LC. Finalement, la stratégie
des maoïstes les a épuisés tandis que celle
des trotskystes a finalement permis une présence sur la
durée dans les entreprises et plus largement.
Certaines
questions
de stratégie posées par cette décennie
d'« insubordination ouvrière » sont
encore cruciales aujourd'hui. Il n'est pas question ici de plaquer
une période politique sur une autre, car les caractéristiques
sont différentes même s'il y des points communs. Il
s'agit de mieux comprendre certains écueils dans lesquelles
notre mouvance a pu tomber. A l'heure ou nous lançons un
nouveau parti anticapitaliste, réfléchir à notre
implantation dans les entreprises est fondamental. De même,
réfléchir à nos pratiques militantes pour
permettre l'intégration de militants plus ou moins investis.
Enfin et surtout, réfléchir à l'articulation
entre élaboration politique et activités, priorités
ou tâches
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