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	<title>Revue Que Faire ?</title>
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	<description>Site web de la revue &#171;&#160;Que Faire&#160;?&#160;&#187;. Revue marxiste &#233;labor&#233;e par des militant-e-s du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et visant &#224; &#234;tre un outil pour contribuer &#224; &#233;laborer une strat&#233;gie r&#233;volutionnaire et &#224; unir des militant-e-s du NPA autour de cette &#233;laboration.</description>
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		<title>Revue Que Faire&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
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		<title>L'euro est-il fini&#160;?</title>
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		<dc:creator>Costas Lapavitsas</dc:creator>


		<dc:subject>Crise</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tat</dc:subject>

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&lt;p&gt;Costas Lapavitsas est un &#233;conomiste marxiste travaillant &#224; l'universit&#233; de Londres (School of Oriental and African Studies). Il est l'auteur de nombreux textes et ouvrages traitant de la monnaie et la finance. Nous publions ici son introduction &#224; un d&#233;bat organis&#233; dans le cadre du festival Marxism 2010 &#224; Londres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant propos&#160;: Cet article a fait l'objet d'une r&#233;ponse dans le num&#233;ro 5 de la revue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous allons nous interroger sur la question suivante&#160;: est-ce que l'euro est fini&#160;? Cela est relativement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://quefaire.lautre.net:80/Crise" rel="tag"&gt;Crise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://quefaire.lautre.net:80/l-Etat" rel="tag"&gt;&#201;tat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&#034;&#034; align=&#034;right&#034; src=&#034;https://quefaire.lautre.net:80/local/cache-vignettes/L126xH150/arton243-f62f9.png&#034; width='126' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Costas Lapavitsas est un &#233;conomiste marxiste travaillant &#224; l'universit&#233; de Londres (School of Oriental and African Studies). Il est l'auteur de nombreux textes et ouvrages traitant de la monnaie et la finance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#192; l'instar d'auteurs comme Stathis Kouv&#233;lakis ou Alex Callinicos, un certain (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous publions ici son introduction &#224; un d&#233;bat organis&#233; dans le cadre du &lt;a href=&#034;http://www.marxismfestival.org.uk/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;festival Marxism 2010&lt;/a&gt; &#224; Londres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant propos&#160;:&lt;/strong&gt; Cet article a fait l'objet &lt;a href=&#034;https://quefaire.lautre.net:80/Quelle-politique-contre-l&#034; class='spip_in'&gt;d'une r&#233;ponse&lt;/a&gt; dans le num&#233;ro 5 de la revue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous allons nous interroger sur la question suivante&#160;: est-ce que l'euro est fini&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Cela est relativement possible, et je voudrais expliquer pourquoi. Cependant, la vraie question pour la gauche et pour nous est de savoir si la fin de l'euro peut &#234;tre un b&#233;n&#233;fice pour la classe ouvri&#232;re, si cela peut &#234;tre un b&#233;n&#233;fice pour les travailleurs et pour les peuples europ&#233;ens au sens large&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Telle est la vraie question, celle qui nous anime, et non celle de savoir si l'euro peut &#234;tre sauv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De la crise des banques &#224; la crise des &#233;tats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re chose &#224; &#233;tablir, et nous commencerons toujours par nous interroger sur cela, est, bien s&#251;r, quelles sont les causes de la crise&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Je pense qu'une chose doit &#234;tre clairement comprise, et nous l'&#233;tudierons bri&#232;vement pour en comprendre les cl&#233;s, c'est que nous pouvons, assez g&#233;n&#233;ralement, s&#233;parer la crise en deux phases selon les causes qui l'ont produites. La premi&#232;re phase se compose clairement de la crise au sens le plus large commenc&#233;e en 2007. Les &#233;v&#232;nements actuels qui commenc&#232;rent fin 2009 et continu&#232;rent en 2010 sont nettement la continuation de cette crise plus large. Cette deuxi&#232;me crise est diff&#233;rente, m&#234;me si elle fait partie d'un tout et quelle reproduit globalement les m&#234;mes ph&#233;nom&#232;nes. C'est une m&#234;me crise, et il s'agit plut&#244;t de parler d'une seconde phase. Nous n'allons pas rentrer ici dans la phras&#233;ologie mais mettons nous d'accord pour appeler cela la seconde phase de la grande crise plus large commenc&#233;e en 2007, une crise que j'appellerai la crise du capitalisme financier, de la financiarisation. Qu'est-ce que cela implique, et pourquoi cela a un impact aujourd'hui&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &#192; cause essentiellement de l'&#233;norme bulle aux &#233;tats-Unis que tout le monde conna&#238;t maintenant et qui exista de 2001 &#224; 2006, une bulle qui se focalisa sur le march&#233; du logement immobilier, mais plus largement sur le syst&#232;me de cr&#233;dit. Les banques et le m&#233;canisme du cr&#233;dit devinrent largement surd&#233;velopp&#233;s aux &#233;tats-Unis, et l'extension du cr&#233;dit provoqua un effondrement lorsque la bulle explosa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise en 2007 fut une violente attaque contre le syst&#232;me financier, l'extension du cr&#233;dit prit fin, la crise r&#233;duisit tout cela &#224; n&#233;ant, et de ce fait, nous entr&#226;mes dans une r&#233;cession majeure qui provoqua une augmentation du ch&#244;mage, un arr&#234;t de la production, causa l'effondrement des exportations, et exacerba la r&#233;cession aux &#233;tats-Unis, en Grande Bretagne, et dans les autres pays comme l'Allemagne, le Japon et d'autres. C'est ce qui s'est pass&#233; pass&#233; de 2007 &#224; 2008, et m&#234;me au d&#233;but de 2009.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui s'est pass&#233; &#224; la fin de 2008 c'est une intervention massive du gouvernement, une intervention des &#233;tats qui firent, g&#233;n&#233;ralement, deux choses. Premi&#232;rement, ils sauv&#232;rent les banques, en pr&#233;levant une &#233;norme somme sur l'argent publique disponible indirectement. Deuxi&#232;mement, cela soutint la demande en maintenant les d&#233;penses publiques &#224; un certain niveau &#224; cause de la peur provoqu&#233;e par l'arriv&#233;e du ch&#244;mage, et parce que les gouvernements ne voulaient pas voir l'&#233;conomie s'effondrer compl&#232;tement et le ch&#244;mage exploser les plafonds &#224; ce moment l&#224;. Les gouvernements ne sont pas devenus fous au sujet des d&#233;penses mon&#233;taires. Ils sauv&#232;rent les banques et soutinrent la demande pendant la p&#233;riode de 2009 pour &#233;viter le pire, pour sauver le syst&#232;me dans son ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; donc la pr&#233;sentation des facteurs g&#233;n&#233;raux. La seconde s&#233;rie de facteurs est plus sp&#233;cifique &#224; l'Europe, et, dans un sens, plus pertinente pour ce qui est en train de se passer en ce moment dans la zone euro. La raison pour laquelle cette crise a lieu en Europe est en lien avec ce qu'est la zone euro et comment elle fonctionne. Nous passerons un peu plus de temps pour expliquer cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_177 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://quefaire.lautre.net:80/local/cache-vignettes/L500xH347/euro-decoupe-image-tvlowcost-876e9.jpg' width='500' height='347' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce que la zone euro&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous allons commencer par l&#224; car il y a beaucoup de confusions &#224; ce sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je crois fondamentalement que la zone euro, gr&#226;ce &#224; une s&#233;rie de m&#233;canismes, veut cr&#233;er un monnaie mondiale, un argent qui peut &#234;tre utilis&#233; globalement. Cette monnaie mondiale est cr&#233;&#233;e au sommet par quelques institutions nationales et supranationales, et est impos&#233;e aux autres et aux gens qui se trouvent en dessous. Cet argent cr&#233;&#233; au sommet, op&#233;rant aussi bien que le reste, permet au capital europ&#233;en de r&#233;ussir &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par capital europ&#233;en, nous voulons dire bien s&#251;r le capital national, mais aussi le capital des banques. Cet argent fut cr&#233;&#233; au sommet pour permettre aux grandes banques et aux grands march&#233;s d'affaires europ&#233;ens d'&#234;tre plus comp&#233;titifs et de r&#233;ussir davantage au niveau mondial, il ne faut jamais oublier cela. C'est la raison d'&#234;tre de l'euro, il a &#233;t&#233; imagin&#233; dans ce sens et il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; dans ce but. Par cons&#233;quent, je vais juste d&#233;montrer ce point. L'euro fut mis en place dans un certain nombre d'institutions pour lui permettre d'avoir cette fonction. Une politique mon&#233;taire, une banque centrale &#224; Francfort pour appliquer la m&#234;me politique mon&#233;taire, le m&#234;me taux d'int&#233;r&#234;t &#224; travers l'Europe, sans aucun respect des conditions locales, en Gr&#232;ce, en Allemagne, en Espagne&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, quelque chose encore plus en lien avec notre sujet, c'est le resserrement des contraintes fiscales. C'est fondamental en Europe. En d'autres mots, il s'agit du resserrement des d&#233;penses, du fait de ne pas d&#233;penser d'argent dans l'&#233;tat providence, ce que font g&#233;n&#233;ralement les gens. Restreindre ce genre de d&#233;penses est inh&#233;rent &#224; l'euro. Il est construit dans le but de contr&#244;ler le d&#233;ficit, dans le but d'agir &#224; l'&#233;chelle mondiale. Ainsi, le pacte de stabilit&#233; et de croissance, n'est pas vraiment un pacte de croissance mais uniquement de stabilit&#233;. Ce pacte de stabilit&#233; impose la fameuse limite de d&#233;ficit des &#233;tats &#224; 3% du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PIB&lt;/span&gt; et de 60% de dette publique. Ce sont des chiffres compl&#232;tement arbitraires, mais le but est de permettre &#224; l'euro de faire ce que j'ai expliqu&#233; plus haut, d'op&#233;rer globalement. Bien s&#251;r, si vous faites cela, il para&#238;t &#233;vident que dans la mesure o&#249; vous avez un quelconque besoin de flexibilit&#233;, de changer l'&#233;conomie pour permettre de nouvelles productions, de permettre &#224; la demande de changer, et de tout ce dont a besoin le capitalisme, vous devez vous appuyer sur le march&#233; du travail. La flexibilit&#233; doit &#234;tre possible dans le domaine du travail pour que l'euro puisse fonctionner. Aucune flexibilit&#233; ailleurs, mais une flexibilit&#233; absolue quand il s'agit du travail. C'est le fondement de la zone euro, et cela veut dire plus de flexibilit&#233; dans les conditions de travail, plus de pression sur les salaires, etc. Tout cela est fondamental &#224; l'existence de l'euro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_178 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://quefaire.lautre.net:80/local/cache-vignettes/L400xH270/grece0iw8-b2729.jpg' width='400' height='270' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les pays du coeur de la zone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est frappant ces dix derni&#232;res ann&#233;es est que l'on peut voir qu'il s'est produit un m&#233;canisme qui a r&#233;ussi &#224; recr&#233;er les notions de c&#339;ur et de p&#233;riph&#233;rie dans la zone euro. Cela apparaissait probablement comme une zone de convergence o&#249; chacun voulait devenir europ&#233;en, riche, ne jamais voir son niveau de vie se d&#233;grader, et avoir une famille heureuse. C'est l'oppos&#233; qui s'est produit. Ce qui se passa, en fait, c'est que ce m&#233;canisme, dont j'ai expliqu&#233; les objectifs ci-dessus, voulut faire de l'euro la monnaie mondiale, et recr&#233;a en profondeur les notions de c&#339;ur et de p&#233;riph&#233;rie au sein de l'Europe. C'est en fait pr&#233;sent dans le capitalisme. Ce n'est pas une chose nouvelle, le capitalisme a toujours cr&#233;&#233; des syst&#232;mes de c&#339;ur-p&#233;riph&#233;rie, de diff&#233;rentes fa&#231;ons. Ce que nous avons vu en Europe n'en est que la r&#233;&#233;mergence, en particulier dans la zone euro et dans les conditions de ces dix derni&#232;res ann&#233;es. Le m&#233;canisme fut, dans un premier temps, d'exercer une extr&#234;me pression sur les travailleurs des pays du c&#339;ur. Ce n'est ni dans le c&#339;ur, ni dans les p&#233;riph&#233;ries que les ouvriers ont acc&#232;s &#224; des b&#233;n&#233;fices. Les travailleurs du c&#339;ur doivent, en fait, faire face &#224; une &#233;norme pression. La pression la plus forte connue par les travailleurs europ&#233;ens en termes de flexibilit&#233; et de salaires fut celle subie par les allemands. Le retard en hausse des salaires en Allemagne est consid&#233;rable. Rien ne s'est pass&#233; en Allemagne depuis quinze ans. Les travailleurs allemands ont &#233;t&#233; forc&#233;s de reculer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela doit &#233;galement prendre en compte l'ouverture de l'Allemagne de l'Est, son incorporation et la cr&#233;ation de zones enti&#232;res sans syndicats, ce qui sert aussi &#224; faire venir des ouvriers d'Europe de l'Est peu on&#233;reux, sans protection au travail, etc., et &#224; maintenir des salaires tr&#232;s bas dans tout le pays. Sur ces bases, en pressant les salaires allemands vers le bas, sans grand chose d'autre, sans productivit&#233;, sans autre facteur de comp&#233;titivit&#233;, la classe dominante allemande a r&#233;ussi &#224; devenir fortement comp&#233;titive. La pression sur les salaires en p&#233;riph&#233;rie et le retard en augmentations de salaires n'a pas &#233;t&#233; aussi prononc&#233; qu'au c&#339;ur. Par cons&#233;quent, l'Allemagne &#233;change dans la zone euro en &#233;tant capable d'avoir de larges b&#233;n&#233;fices. J'utilise, ici, l'exemple de l'Allemagne comme exemple de c&#339;ur, mais il en va de m&#234;me pour la Hollande qui est &#233;galement un pays du c&#339;ur. L'Allemagne est un exemple classique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La zone euro est donc maintenue par de larges b&#233;n&#233;fices allemands, de gros b&#233;n&#233;fices au c&#339;ur, et de gros d&#233;ficits en p&#233;riph&#233;ries. Telle est la nature du syst&#232;me c&#339;ur-p&#233;riph&#233;ries, la nature de la balance europ&#233;enne, o&#249; c'est le c&#339;ur qui fait les b&#233;n&#233;fices, et les p&#233;riph&#233;ries qui accusent les d&#233;ficits. Que deviennent les b&#233;n&#233;fices&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? C'est simple. Celui qui fait les b&#233;n&#233;fices, c'est-&#224;-dire le capital allemand, investit au sud et lui pr&#234;te de l'argent. La dette, et son &#233;norme prolongement cr&#233;&#233; par les banques allemandes et les autres banques du c&#339;ur, est g&#233;n&#233;r&#233;e &#224; travers leurs b&#233;n&#233;fices et est cr&#233;&#233;e de la fa&#231;on dont j'ai expliqu&#233;. En r&#233;sum&#233;, l'accumulation de dettes en p&#233;riph&#233;rie d&#233;coule de la nature de la zone euro. C'est un produit de l'euro zone, et cela n'a rien &#224; voir avec la soi-disant paresse des pays du Sud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_179 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://quefaire.lautre.net:80/local/cache-vignettes/L500xH316/redcrosspig-24b5b.jpg' width='500' height='316' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La p&#233;riph&#233;rie et ses strat&#233;gies&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Prenons les cas de l'Espagne, de l'Irlande, de la Gr&#232;ce et du Portugal, qui sont classiquement les pays repr&#233;sentant les p&#233;riph&#233;ries et qui sont en ce moment en difficult&#233;. Face &#224; la sup&#233;riorit&#233; allemande dans le march&#233; europ&#233;en, et leur incapacit&#233; &#224; concurrencer le capital allemand, ces pays de la p&#233;riph&#233;rie ont opt&#233; pour diff&#233;rentes strat&#233;gies au travers de leur classe dirigeante. Tous ces pays &#233;taient endett&#233;s, mais de fa&#231;on diff&#233;rente, ce qui nous permet de comprendre ce qui se passe maintenant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous prenez l'exemple de l'Espagne, ainsi que celui de l'Irlande, vous voyez qu'une bulle &#233;norme s'est cr&#233;&#233;e durant ces dix derni&#232;re ann&#233;es. Cette bulle portait sur l'explosion de l'immobilier, provoqu&#233;e en large majorit&#233; par de l'argent emprunt&#233; &#224; l'&#233;tranger, par du capital venu de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous prenez l'exemple de la Gr&#232;ce et du Portugal, c'est une histoire assez diff&#233;rente. Il n'y a pas eu de bulle si &#233;norme sur l'immobilier, mais une forte consommation. Une consommation trop forte par rapport aux revenus, ce qui soutint la dette, aussi bien &#224; l'int&#233;rieur du pays qu'&#224; l'ext&#233;rieur. Les deux strat&#233;gies suivies par les diff&#233;rents groupes de pays en p&#233;riph&#233;rie &#233;taient clairement instables puisque bas&#233;es essentiellement sur la dette, et sur une consommation tr&#232;s &#233;lev&#233;e ou une bulle immobili&#232;re. Elles devaient prendre fin, et c'est ce qui se produisit quand la crise de 2007 se mat&#233;rialisa. Ainsi, la dette externe fut le fruit du m&#234;me r&#233;sultat, mais de fa&#231;on diff&#233;rente. Quelle est la nature de la dette&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Laissez moi vous donner quelques chiffres. La Gr&#232;ce, par exemple, a une dette significative &#224; l'&#233;tranger, probablement aux environs de 450 milliards d'euros. Cette dette serait compos&#233;e pour 300 milliards d'euros de la dette publique, de la dette de l'&#233;tat grec, car l'&#233;tat grec est, historiquement, un tr&#232;s grand emprunteur et continue de l'&#234;tre. Mais &#233;galement, pour 10 milliards d'euros, elles est compos&#233;e de la dette des banques. Les plus gros emprunteurs en Gr&#232;ce seraient donc l'&#233;tat et les banques, et surtout l'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous prenez l'exemple du Portugal, ce dernier a le m&#234;me genre de dette que la Gr&#232;ce, le m&#234;me volume, mais elle est majoritairement priv&#233;e. L'&#233;tat portugais n'a pas emprunt&#233; d'argent &#224; l'&#233;tranger, il n'y a pas eu diff&#233;rentes op&#233;rations de l'&#233;tat au Portugal, pas d'emprunt lourd &#224; l'&#233;tranger, car la dette est majoritairement priv&#233;e, c'est essentiellement les banques portugaises qui envoy&#232;rent l'argent &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous prenez maintenant l'exemple de l'Espagne, vous avez &#171;&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;le mammouth&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, &#171;&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;le king-kong&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de la dette des pays de la p&#233;riph&#233;rie, &#224; savoir que la dette de l'Espagne est environ six ou sept fois plus grosse que celle de la Gr&#232;ce. Le c&#339;ur de cela est la dette priv&#233;e, la dette des banques, et non la dette publique. Ce n'est pas la crise de la dette publique en Espagne, l'&#233;tat espagnol a &#233;t&#233; plut&#244;t aust&#232;re durant ces dix derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne l'Irlande, je ne comprends pas vraiment &#224; quel jeu joue la classe dirigeante mais d'apr&#232;s certaines choses que j'ai pu observer, l'Irlande appara&#238;t comme le champion des pays endett&#233;s en ce moment. Principalement une dette priv&#233;e, la dette priv&#233;e augmentant partiellement &#224; travers l'immobilier et le soutien &#224; des multinationales &#233;tats-uniennes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'exposition des banques europ&#233;ennes et les r&#233;ponses de la p&#233;riph&#233;rie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette situation que je vous ai bri&#232;vement r&#233;sum&#233;e, &#224; savoir que les p&#233;riph&#233;ries d&#233;pendent du c&#339;ur, signifie, en fait, principalement, qu'elles d&#233;pendent des banques du c&#339;ur. Ce sont les banques fran&#231;aises, allemandes, hollandaises, ou autres, mais surtout allemandes et fran&#231;aises, qui ont pr&#234;t&#233; &#224; diff&#233;rentes banques situ&#233;es en p&#233;riph&#233;rie. Les banques du c&#339;ur sont donc tr&#232;s fortement expos&#233;es aux p&#233;riph&#233;ries. Vous devez comprendre cela car c'est la dynamique de ce qui est entrain de se passer. Les banques du c&#339;ur sont tr&#232;s expos&#233;es. Pour vous donner encore un chiffre, l'exposition totale des banques fran&#231;aises et allemandes, les deux syst&#232;mes bancaires principaux, aux pays de la p&#233;riph&#233;rie, &#224; l'Espagne, le Portugal, la Gr&#232;ce, l'Irlande, et d'autres, fait ensemble 1000 milliards d'euros. S'il y a un cumul des probl&#232;mes au sud, si la Gr&#232;ce dit qu'elle va faire faillite, si l'Espagne commence &#224; manquer &#224; ses engagements, et que les gros ennuis provoqu&#233;s par la dette atteignent un point critique, les banques fran&#231;aises et allemandes vont devenir de plus en plus instables, instables jusqu'&#224; faire faillite elles-m&#234;mes. Vous devez comprendre cela car c'est ce qui explique les politiques &#233;tatiques, les r&#233;actions des &#233;tats. L'exposition &#224; la Gr&#232;ce, des banques fran&#231;aises et allemandes, est de l'ordre de 90 milliards d'euros, ce qui est beaucoup d'argent. Ce n'est pas assez pour menacer les banques fran&#231;aises et allemandes du c&#339;ur, mais c'est suffisant pour d&#233;marrer un processus vraiment dangereux car il y a beaucoup d'argent en jeu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les banques du c&#339;ur sont donc expos&#233;es, fragilis&#233;es d'un endroit &#224; un autre, ce qu'il est important de garder en m&#233;moire car c'est ce qui forme, ce qui caract&#233;rise la r&#233;ponse de l'&#233;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Les &#233;tats de la zone euro r&#233;pondirent de fa&#231;on complexe. Il y eut une r&#233;ponse &#224; la crise grecque en rendant disponible un certain montant d'argent pour que l'&#233;tat grec puisse emprunter, environ dix milliards d'euros. Montant pour lequel le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FMI&lt;/span&gt; avait finalement donn&#233; son accord, et qui fut r&#233;uni par la zone euro afin de rendre disponible cet argent pour la Gr&#232;ce. Cette somme fut suivie par une seconde de 750&#160;milliards d'euros pour d'autres pays europ&#233;ens. Ces sommes avaient pour but de sauver les banques. Pr&#234;ter aux &#233;tats dans le but de sauver les banques, dans le but de les emp&#234;cher d'aller &#224; la faillite. Quel en a &#233;t&#233; le prix&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Il fut tr&#232;s clair, l'aust&#233;rit&#233;. Le prix impos&#233; aux peuples du sud, et aux Grecs en premier, mais aussi aux autres peuples du sud, fut l'aust&#233;rit&#233; dans le but de sauver les banques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'aust&#233;rit&#233; &#233;galement &#224; l'ordre du jour au coeur de la zone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est surprenant, ce n'est pas tant que l'aust&#233;rit&#233; s'impose aux peuples du Sud pour sauver les banques, c'est qu'elle s'&#233;tende maintenant au c&#339;ur de la zone euro. Les Fran&#231;ais adoptent des politiques similaires, tout comme les Italiens et les Allemands. L'aust&#233;rit&#233; est en train de se r&#233;pandre &#224; travers l'Europe. L'aust&#233;rit&#233; a commenc&#233; dans les p&#233;riph&#233;ries et devient, maintenant, une maladie qui touche l'Europe enti&#232;re. Cela repr&#233;sente un tournant dans la politique, et donne lieu &#224; un incroyable conservatisme &#224; travers l'Europe. Il s'agit, il est vrai, d'un retour &#224; une &#233;conomie pr&#233;-keyn&#233;sienne. Les gens ont cru que le keyn&#233;sianisme allait revenir. Keynes disait, quand il y a une r&#233;cession, ne r&#233;duisez pas les budgets, d&#233;pensez. C'&#233;tait un message &#224; la classe dominante. Au moment de la r&#233;cession, la classe dominante a oubli&#233; cela, au moins en Europe, et maintenant elle r&#233;alise des coupes budg&#233;taires. C'est extr&#234;mement dangereux car cela peut potentiellement &#234;tre un v&#233;ritable d&#233;sastre pour les gens de la p&#233;riph&#233;rie et ceux du c&#339;ur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce qui a emp&#234;ch&#233; l'&#233;conomie europ&#233;enne d'aboutir &#224; un d&#233;sastre en 2009&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Si vous regardez les investissements en Europe, ils se sont effondr&#233;s. C'est un &#233;l&#233;ment classique de la r&#233;cession. Les investissements s'effondrent, et le capitalisme n'investit pas. La consommation en Europe est assez basse, elle d&#233;cline. Les investissements et la consommation sont en train de chuter, ou de stagner, ils ne sont en rien soutenus. Qu'est-ce qui supporta l'&#233;conomie europ&#233;enne l'ann&#233;e pass&#233;e&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Ce fut l'&#233;tat. L'argent fut d&#233;pens&#233; par l'&#233;tat, et c'est exactement ce qu'ils veulent arr&#234;ter. Ils veulent arr&#234;ter cela dans l'espoir que le secteur priv&#233; vienne le seconder. C'est absurde. Il n'y a aucune &#233;vidence que c'est ce qui se produira, et le plus insens&#233; est que nous sommes revenus &#224; la r&#233;cession. Cette mesure augmente le ch&#244;mage, et c'est un d&#233;sastre pour les travailleurs de fa&#231;on plus g&#233;n&#233;rale. Mais le pire dans tout cela c'est que le probl&#232;me de c&#339;ur et de p&#233;riph&#233;ries s'est produit &#224; cause du fait que la comp&#233;titivit&#233; allemande a &#233;t&#233; plus forte qu'en p&#233;riph&#233;rie, se traduisant par des salaires faibles. Si vous imposer l'aust&#233;rit&#233; &#224; tout le monde, vous maintenez le probl&#232;me, vous ne le r&#233;solvez pas. L'&#233;conomie allemande est rest&#233;e des plus comp&#233;titives, les salaires allemands ont &#233;t&#233; pouss&#233;s &#224; la baisse. Le Sud, c'est-&#224;-dire la p&#233;riph&#233;rie, ne sera pas capable de redresser la balance. Le probl&#232;me ne sera pas r&#233;solu, c'est ce qu'on peut observer &#224; travers les diff&#233;rents types de politiques mises en place. C'est difficile &#224; expliquer, parfois vous aimeriez donner quelques conseils &#224; la classe dirigeante au sujet de la maladie qui la ronge. Si l'Allemagne voulait soutenir cet incroyable syst&#232;me in&#233;galitaire pour s'en sortir, elle aurait d&#251; appliquer la politique inverse. Elle aurait d&#251; se d&#233;velopper, augmenter les salaires en Allemagne, pour avoir une chance de r&#233;&#233;quilibrer la balance et la situation, mais ce n'est pas du tout ce qu'elle fit, au contraire. Il y eut des licenciements et on imposa l'aust&#233;rit&#233; en Allemagne, rendant les choses encore pire &#224; moyen et long termes. En r&#233;sum&#233;, l'avenir de l'euro, sur ces bases, est largement compromis. Il n'y a pas de futur pour un syst&#232;me commun sur ces bases-l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_180 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://quefaire.lautre.net:80/local/cache-vignettes/L500xH438/billet-recto-sarko-woerth-1b79a.png' width='500' height='438' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que faire&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une maladie a parfois frapp&#233; la gauche, elle s'appelle l'europ&#233;anisme. C'est une maladie qui touche la gauche depuis plusieurs dizaines d'ann&#233;es et qui devient pire de jour en jour. Comme les gens ont oubli&#233; ce qu'&#233;tait le socialisme, comme ils ont oubli&#233; la vision radicale qu'ils avaient d'un changement social, ils se tournent vers l'Europe. Ils ont abandonn&#233; ainsi toute sorte de notion leur permettant de critiquer radicalement ce qu'est le projet europ&#233;en. Beaucoup de gens de la gauche sont devenus eux-m&#234;mes des partisans de l'euro, du syst&#232;me europ&#233;en, et de l'union mon&#233;taire, pour essayer de les tirer vers la gauche. Toutes ces personnes ont, individuellement, beaucoup d'id&#233;es, mais la notion que, collectivement, nous pourrions changer le syst&#232;me de l'euro de fa&#231;on positive est un v&#339;u pieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des r&#233;formes structurelles sont en train de prendre forme sous nos yeux. Ce n'est pas comme si les classes dominantes en Europe ne voyaient pas qu'il faut r&#233;aliser des r&#233;formes. Elles le font dans une direction oppos&#233;e &#224; ce qu'aimerait voir la gauche. Elles discutent de donner plus de pouvoir &#224; la Banque Centrale pour servir davantage le Capital. Il y a des discussions pour cr&#233;er une autorit&#233; fiscale commune en Europe pour y organiser une politique fiscale, s&#251;rement ce qui nous a manqu&#233; avant. Comment r&#233;aliser cela&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Sur le dos des travailleurs. Si cette autorit&#233; fiscale se mat&#233;rialise en Europe, cela voudra dire une aust&#233;rit&#233; permanente impos&#233;e d'en haut, sur le peu de contr&#244;le local que le parlement permet aux pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que devrait-il se passer maintenant&lt;small class=&#034;fine&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Il faut que la gauche discute beaucoup autour de ces pr&#233;occupations et qu'elle &#233;labore des solutions. Personne n'a la solution, et il n'y en a s&#251;rement pas qu'une seule et unique &#224; travers l'Europe. C'est un probl&#232;me complexe et qui appara&#238;t diff&#233;remment dans les pays de l'union. Beaucoup voudraient voir une r&#233;ponse europ&#233;enne commune, et nous pouvons en &#233;laborer une en ce moment si nous sommes au clair avec les diff&#233;rences locales. Et par-dessus tout, nous devons &#234;tre bien au clair sur le cas de la Gr&#232;ce. La Gr&#232;ce est en feu, et la r&#233;ponse au probl&#232;me grec doit &#234;tre donn&#233;e maintenant. Pas l'ann&#233;e prochaine, ni dans deux ans, ni quand la gauche aura r&#233;ussi &#224; agir ensemble, si seulement elle peut le faire pour changer la zone euro, ce que je crois impossible. La r&#233;ponse doit &#234;tre donn&#233;e maintenant, et cette r&#233;ponse doit conduire la Gr&#232;ce. La r&#233;ponse radicale doit permettre une changement tel que nous souhaitons le voir, et cette r&#233;ponse d&#233;marre par trois choses basiques. La premi&#232;re, bien s&#251;r, c'est s'opposer &#224; la mesure qui est propos&#233;e en ce moment, &#224; savoir la mesure d'aust&#233;rit&#233;. Deuxi&#232;mement, et cela est d'une grande importance, ne pas payer la dette. Ils ne doivent pas payer la dette car cette derni&#232;re d&#233;truit l'&#233;conomie grecque, d&#233;truit le peuple grec. Ils ne doivent pas payer la dette, mais ce manquement &#224; leurs engagements ne doit pas permettre aux banques de s'imposer car les banques l'envisagent elles-m&#234;mes. Il faut que ce refus de payer soit organis&#233; par le mouvement des travailleurs et par une autorit&#233; grecque s&#233;par&#233;e. La troisi&#232;me chose est, bien s&#251;r, la sortie de l'euro. L'euro est en train de d&#233;truire le peuple grec et son &#233;conomie. Ce que cela produirait, je crois, c'est un changement dans le rapport de forces contre le capital en faveur des travailleurs. L'&#233;conomie serait r&#233;organis&#233;e, les structures du pouvoir seraient r&#233;organis&#233;es au sein d'un pays, en faveur du travail, et contre le capital. Cette contradiction est la plus grande opportunit&#233; offerte aux socialistes grecs aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si cela se passait en Gr&#232;ce, si la Gr&#232;ce se dirigeait dans cette direction, la bonne nouvelle est que cela pourrait se produire &#224; travers l'Europe. Si quelqu'un ouvre la voie, si quelqu'un montre ce qu'est vraiment le syst&#232;me de l'euro, s'il prend part en faveur des travailleurs et contre le capital, le reste de l'Europe verrait peut-&#234;tre une autre voie, et commencerait &#224; s'ajuster, &#224; s'adapter &#224; travers la solidarit&#233;. Pour la premi&#232;re fois cela peut, peut-&#234;tre, &#233;merger en Europe, et pas seulement cr&#233;er une retomb&#233;e d'&#233;v&#232;nements tels que je vous les ai pr&#233;sent&#233;s jusqu'&#224; maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Intervention traduite depuis l'anglais par Charlotte Puiseux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; l'instar d'auteurs comme Stathis Kouv&#233;lakis ou Alex Callinicos, un certain nombre de ses textes sont disponibles, en anglais, sur le site&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.researchonmoneyandfinance.org/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.researchonmoneyandfinance.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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